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Les enjeux de la santé environnementale

Les enjeux de la santé environnementale

Les polluants de l'environnement ont un impact majeur sur notre santé et celle de notre descendance. Par conséquent, il est primordial de tenir compte des enjeux de la santé environnementale dans un contexte de pandémies de cancers, de puberté précoce, d'infertilité…

Pour préserver les générations futures, des mesures de protection individuelles et collectives, nationales, européennes, mondiales, doivent être adoptées..

 

 

L'exposition aux facteurs environnementaux physico-chimiques et biologiques

L'impact de la dégradation de l'environnement sur la santé humaine est une des préoccupations majeures de santé publique et un thème écologique central. Les causes multifactorielles des maladies chroniques sont aujourd'hui de plus en plus reconnues.

Par inhalation, contact cutané ou ingestion, la population humaine est exposée à une multitude de substances parfois mal connues qui agissent en co-facteurs susceptibles d'influer sur l'état de santé.

Produits chimiques, nanoparticules, ondes électromagnétiques… se conjuguent.

On parle d'exposome. C'est l'ensemble des expositions cumulées tout au long de la vie qui peuvent influencer la santé. Ce concept, inscrit dans la loi de santé publique, prend en compte tous les facteurs de risque d'origine non génétique. Il est primordial et urgent d'améliorer les connaissances sur les liens de causalité entre environnement et santé pour en maîtriser les risques.

Perturbateurs endocriniens : des polluants à part

Les perturbateurs endocriniens sont des substances d'origine naturelle ou artificielle, qui altèrent la régulation hormonale des organismes vivants. Ce ne sont pas des toxiques comme les autres, car ils peuvent avoir un effet délétère même à très faible dose.

Pour  en savoir plus sur les perturbateurs endocriniens, lisez la fiche : 'Qu'est-ce qu'un perturbateur endocrinien ?' 

La période des 1000 jours :

L'impact des perturbateurs endocriniens sur la santé dépend surtout du moment d'exposition et de la vulnérabilité de l'organisme exposé. L'Organisation Mondiale de la Santé met en avant les 1000 premiers jours de vie, de la conception de l'enfant à ses 2 ans, une période importante pour la prévention des maladies chroniques. L'année avant la conception (année pré-conceptionnelle) semble également être une période critique. De ce fait, les femmes en âge de procréer ou enceintes ainsi que les bébés et jeunes enfants doivent être protégés en priorité.

 

 

Comment agir pour limiter notre exposition aux polluants ?

Bisphénol A, phtalates, parabènes, pesticides, dioxines, retardateurs de flamme… nous sommes quotidiennement exposés à ces substances. Nous les retrouvons principalement dans notre alimentation, mais aussi dans les contenants plastiques, les cosmétiques, les produits d'entretien et d'autres produits utilisés chez soi ou sur son lieu de travail.

Chacun peut agir à son niveau en faisant le choix d'une alimentation bio autant que possible, en optant pour des matières durables, des produits certifiés bio… Retrouvez nos infos et nos conseils sur notre site Ma Prévention Santé et dans les actions de prévention de La Mutuelle Familiale.

En parallèle le principe de précaution, inscrit dans la Charte de l'Environnement en 2005, doit être appliqué et des mesures sont prises pour réduire l'exposition humaine aux polluants au niveau national :

 

Elle s'articule autour de 3 grands axes : 

- Former les professionnels et informer la population ;

- Protéger l'environnement et la population ;

- Améliorer les connaissances .

Retrouver le décryptage de la 2e SNPE en 10 points.

 

Il s'articule autour de 4 grands axes :

- S'informer, se former et informer sur l'état de son environnement et les bons gestes à adopter

- Réduire les expositions environnementales affectant notre santé

- Démultiplier les actions concrètes menées dans les territoires

- Mieux connaître les expositions et les effets de l'environnement sur la santé des populations

 

 

 

Evolution de la réglementation des perturbateurs endocriniens

Les perturbateurs endocriniens sont qualifiés de « menace mondiale » par les plus hautes instances internationales mais les Etats peinent à adopter une réglementation à la hauteur du risque sanitaire.

En Europe, l'agence européenne des produits chimiques (ECHA) a enfin reconnu que le Bisphénol A, classé comme toxique pour la reproduction, est un perturbateur endocrinien pour l'humain, le 16 juin 2017 soit 8 ans après l'alerte lancée par la communauté scientifique internationale.

Au niveau européen, la prochaine étape consiste désormais à concrétiser les nouveaux critères de définition des perturbateurs endocriniens : quelle substance interdire ou restreindre et quel niveau de preuve de nocivité imposer.

 

 

La place des associations, des ONG et des fondations

Elles ont pour objectifs de :

  • Protéger les citoyens du vide laissé par l'absence de réglementation ;
  • Contribuer au débat public en s'appuyant sur des connaissances solides par le financement d'études indépendantes ;
  • Interpeller et mobiliser les élus sur ces questions. Grâce aux interpellations des politiques par des associations et collectifs tel que le Réseau Environnement Santé, la France a été le premier pays européen à interdire l'utilisation du bisphénol A reconnu comme « substance extrêmement préoccupante », dans les biberons depuis 2011 et dans tous les contenants alimentaires depuis 2015. 
  • Informer et sensibiliser le grand public sur les enjeux de la santé environnementale et donner les clés pour préserver sa santé et celle des générations futures, à l'instar du projet Nesting de WECF (Women Engage for a Common Future).

C'est avec toutes ces actions citoyennes, nationales et internationales que nous arriverons à faire reculer l'utilisation de ces polluants pour protéger les générations futures. Agissons ensemble pour un meilleur avenir !