Newsletter 8 : Dépendance, choisissons la solidarité

Newsletter juin 2011

Dépendance : choisissons la solidarité !

 

Nous vivons de plus en plus longtemps. L'augmentation de l'espérance de vie croît avec les progrès de nos sociétés, progrès tant médicaux, qu'économiques, sociaux et sociétaux. En 2050, la France comptera 70 millions d’habitants, dont 22 millions de 60 ans et plus en Métropole. Dès 2040, 1,4 millions de personnes âgées seraient en perte d’autonomie.

 

Or, aujourd’hui, 55 % de la population s’estiment incapables de prendre en charge une personne dépendante, selon le 6ème baromètre TNS Sofres « Les Français et le grand âge », rendu public le 16 mai par la Fédération hospitalière de France (FHF) et le « Mensuel des maisons de retraite ». 28 % des personnes vont même jusqu’à considérer qu’elles n’en sont « pas capables du tout ».
Les difficultés financières constituent une des principales contraintes évoquées : avec un coût moyen de 2 200 euros par mois, la maison de retraite constitue un sacré budget, peu accessible puisque que seuls 14 % des personnes interrogées pourraient débourser cette somme.

 

Le Conseil économique, social et environnemental, dans son projet d’avis, fixe trois priorités : réduire le reste à charge des familles, mettre en place un système d’aides « plus redistributif » et « augmenter l’aide pour les personnes les plus dépendantes ».
Le gouvernement devrait présenter en juillet sa réforme de la prise en charge de la dépendance. D’une manière générale, l’action des pouvoirs publics dans la prise en charge des personnes âgées demeure en deçà des attentes puisqu’elle est jugée insatisfaisante par plus des deux tiers de la population.

 

En la matière, les mutuelles font déjà beaucoup, depuis le portage de repas à domicile jusqu’à la gestion d’établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes. Elles vont faire encore plus, en développant l’accompagnement de leurs adhérents dans ce domaine-là comme elles le font pour la santé.
La Mutualité estime que la perte d’autonomie doit être prise en charge dans un  cadre public universel et que l’accompagnement de la personne et de sa famille compte autant que le soutien financier.