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2016_07_20_PDV_travaildenuit

Le travail de nuit…nuit à la santé.

Le travail de nuit…nuit à la santé.

20 oct. 2016
Le travail de nuit…nuit à la santé.

L' agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail ( ANSES ) a été saisie pour évaluer les risques sanitaires des personnes exposées à des horaires atypiques, en particulier au travail de nuit, entre 21h et 6h. Ses conclusions confirment les risques pour la santé liés au travail de nuit, du fait de la perturbation des rythmes biologiques :

  • des effets avérés sur la somnolence, la qualité et la quantité de sommeil
  • des effets probables sur la santé psychique, les performances cognitives, l'obésité et la prise de poids, le diabète de type 2, les maladies coronariennes et le risque de cancer
  • des effets possibles sur les dyslipidémies, l'hypertension artérielle et les AVC. Il y a également une plus grande fréquence et gravité des accidents du travail la nuit.

Enfin il ne faut pas oublier les conséquences familiales et le coût social du travail de nuit.

Le point de vue de La Mutuelle Familiale

Une première exigence serait de limiter réellement le recours au travail de nuit qui doit rester exceptionnel. Or la population concernée a presque doublé en 20 ans et ne cesse de progresser. De plus en plus de femmes travaillent la nuit. En 2012 ce sont 3,5 millions de personnes qui sont dans cette situation, soit 15,4% des salariés. Si le travail de nuit peut être justifié pour assurer la continuité de services publics, sanitaires et sociaux ou pour optimiser l'utilisation de certains équipements, il ne doit en aucun cas devenir une pratique banalisée.

L'ANSES, dans ses conclusions, préconise de mieux organiser le travail de nuit afin d'en minimiser l'impact. Certes. Encore faut-il que les salariés et leurs organisations syndicales aient des droits et des moyens garantis pour y contribuer. Tout au contraire, les comités d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) ont été fragilisés par la loi relative au dialogue social de 2015. Et le gouvernement vient de sacrifier la médecine du travail dans la loi travail actuellement en discussion au Parlement. La médecine du travail, au lieu de contribuer davantage à la prévention des risques, est dénaturée pour devenir une médecine de sélection.